visiter pollenca

Visiter Pollença : un village au pied de la Serra de Tramuntana

Visiter Pollença, c’est découvrir l’un des visages les plus authentiques du nord de Majorque, loin des seules stations balnéaires. Installée au pied de la Serra de Tramuntana, la vieille ville séduit par ses ruelles de pierre, ses petites places vivantes, ses églises, ses demeures anciennes et ses points de vue sur les reliefs environnants. Pollença constitue aussi un excellent point de départ pour explorer Port de Pollença, Cala de Sant Vicenç et la péninsule de Formentor, tout en profitant d’un territoire marqué par les paysages culturels de la Serra de Tramuntana, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2011.

Pollença, entre vieille ville et reliefs de la Tramuntana

Pollença occupe une position privilégiée entre les premiers reliefs de la Serra de Tramuntana et la baie de Pollença. Cette situation donne beaucoup de variété à un séjour : le matin, vous pouvez parcourir les ruelles du centre ancien et, quelques kilomètres plus loin, rejoindre une crique, une vallée ou les falaises de Formentor.

Dans la vieille ville, l’ambiance change rapidement dès que vous quittez la Plaça Major. Autour du Calvari, des rues comme Gruat, Sant Joan, Lleó, Bonavista, Padronada, Salut ou Estrella serpentent entre escaliers et maisons traditionnelles en pierre. C’est à pied que Pollença se découvre le mieux. J’ai particulièrement apprécié cette partie du centre, où il suffit de s’éloigner de quelques rues de la place principale pour retrouver une atmosphère beaucoup plus calme.

La ville possède aussi une identité artistique affirmée. Dès le début du XXe siècle, plusieurs peintres étrangers viennent y travailler ou y séjourner, participant à l’émergence de ce que l’on appelle aujourd’hui l’École de Pollença. Cette tradition reste visible dans le musée municipal, les galeries et les rendez-vous culturels organisés dans la ville.

Des premières occupations de l’île à la Pollença actuelle

Des traces humaines bien antérieures à la ville

Le territoire de Pollença était occupé plusieurs millénaires avant la naissance du centre urbain actuel. À Cala de Sant Vicenç, les grottes de l’Alzinaret en apportent une preuve remarquable : cette nécropole creusée artificiellement dans la roche remonte à environ 1600 av. J.-C. et compte encore sept cavités.

Attention toutefois à une confusion fréquente. La cité romaine de Pollentia ne se trouvait pas à l’emplacement de Pollença, mais près de l’actuelle Alcúdia. Fondée après la conquête romaine de Majorque en 123 av. J.-C., elle a néanmoins transmis son nom à Pollença.

Une ville qui se développe au Moyen Âge

Le noyau urbain actuel prend véritablement forme après la conquête chrétienne de Majorque au XIIIe siècle. La région passe notamment sous l’influence des Templiers, puis de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

L’église paroissiale est fondée dès 1236. Le tracé irrégulier de certaines rues et plusieurs édifices du centre gardent encore les marques de cette période.

Le sanctuaire du Puig de Maria

En 1348, alors que la peste noire frappe Majorque, débute la construction d’un sanctuaire sur le Puig de Maria, la colline qui domine Pollença. Une communauté religieuse s’y installe et un monastère est consacré en 1371.

Le site sera ensuite fortifié. Sa position élevée permettait de surveiller les environs et les approches maritimes, à une époque où les raids venus de la Méditerranée représentaient une menace régulière.

L’attaque corsaire de 1550

Dans la nuit du 30 au 31 mai 1550, Pollença est attaquée par les corsaires commandés par Dragut. La mémoire locale a surtout retenu la figure de Joan Mas, associé à l’organisation de la défense de la ville.

Cet épisode est encore commémoré chaque 2 août durant les fêtes de la Patrona. Le Simulacre de Moros i Cristians transforme alors les rues de Pollença en vaste scène de reconstitution populaire. Cette tradition est attestée au moins depuis 1860.

Une ville enrichie de nouveaux édifices religieux

Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, Pollença voit apparaître plusieurs ensembles encore visibles aujourd’hui. Les Dominicains bâtissent le couvent de Sant Domingo entre 1558 et 1616, tandis que les Jésuites font édifier Monti-Sion entre 1696 et 1738.

L’église actuelle de la Mare de Déu dels Àngels est, pour sa part, largement reconstruite entre 1714 et 1790.

Pollença devient aussi une ville d’art

La Plaça Major est aménagée entre 1854 et 1857 et devient progressivement le centre de la vie locale. À partir de la fin du XIXe et surtout du début du XXe siècle, peintres et artistes commencent à fréquenter Pollença et son littoral.

Cette relation avec les arts reste bien présente. Le Musée de Pollença, ouvert en 1975, en est aujourd’hui l’un des principaux témoins.

Commencer la visite par la Plaça Major

La Plaça Major constitue un excellent point de départ. Entourée de cafés et de terrasses, elle forme le cœur vivant de Pollença et permet de rejoindre facilement la plupart des sites du centre à pied. Lors de mon passage, c’est ici que j’ai commencé ma visite, avant de rejoindre progressivement le Calvari et les petites rues alentour.

Elle est dominée par l’église de la Mare de Déu dels Àngels. Si la paroisse remonte à 1236, l’édifice que vous voyez aujourd’hui date surtout des XVIIIe et XVIIIe siècles. À l’intérieur, vous pouvez notamment observer un retable baroque consacré à la Vierge dels Àngels ainsi qu’un ensemble représentant le chemin de croix.

Le dimanche matin, l’ambiance change avec l’installation du marché. La place devient alors l’un des secteurs les plus animés de la ville.

Gravir les 365 marches du Calvari

Le Calvari est le site emblématique de Pollença. Depuis le centre, un long escalier bordé de cyprès monte en ligne droite jusqu’à un petit oratoire perché au sommet d’une colline. Il compte 365 marches, traditionnellement associées aux jours de l’année.

La montée demande quelques minutes d’effort, surtout sous le soleil, mais le panorama récompense rapidement l’ascension. Depuis le sommet, vous profitez d’une vue dégagée sur les toits de Pollença et les reliefs environnants. Je l’ai trouvé encore plus agréable une fois arrivé en haut, lorsque l’on peut enfin prendre un peu de recul sur l’ensemble de la ville.

Pour redescendre, je vous conseille de varier l’itinéraire en empruntant le Camí de les Creus. Ce chemin forme une petite boucle jalonnée de quatorze grandes croix de pierre installées en 1878. Le site prend aussi une dimension particulière le Vendredi saint lors du Davallament, procession durant laquelle une représentation du Christ est descendue vers l’église paroissiale.

Se perdre dans les ruelles au pied du Calvari

Ne quittez pas le secteur immédiatement après la descente. Les rues situées autour du Calvari comptent parmi les plus agréables à parcourir à Pollença.

Lleó, Gruat, Sant Joan, Bonavista ou Estrella dévoilent un centre beaucoup plus intime, avec façades en pierre, passages étroits et escaliers qui suivent le relief. C’est probablement la partie de Pollença où j’ai pris le plus de plaisir à marcher sans itinéraire précis. En poursuivant votre promenade, vous pouvez naturellement rejoindre la Plaça de l’Almoina, Monti-Sion puis le Pont Romà.

Faire une halte sur la Plaça de l’Almoina

Plus petite que la Plaça Major, la Plaça de l’Almoina occupe pourtant une place particulière dans la mémoire locale. C’est ici que débute aujourd’hui le Simulacre de Moros i Cristians, organisé en souvenir de l’attaque de 1550.

Au centre se trouve la Font del Gall, une fontaine installée en 1827. Elle est surmontée d’un coq, l’un des symboles traditionnels de Pollença.

Découvrir Monti-Sion sur les hauteurs du centre

Monti-Sion se trouve légèrement en retrait des parcours les plus directs, sur le flanc du Calvari. Le détour vaut la peine si vous appréciez les édifices anciens et les rues moins fréquentées.

Le complexe a été construit par les Jésuites entre 1696 et 1738 et associait à l’origine une église et un couvent. Après l’expulsion des Jésuites d’Espagne en 1767, les bâtiments ont connu plusieurs fonctions et une partie a été intégrée aux installations municipales.

Passer par le Pont Romà

Le Pont Romà franchit le torrent de Sant Jordi grâce à deux arches de dimensions différentes. Son nom pourrait laisser penser qu’il s’agit d’un ouvrage antique, mais son origine exacte reste incertaine.

Le pont n’est documenté qu’à partir de 1403, époque où il était connu sous le nom de Pont de Cubelles. Certains spécialistes envisagent une origine plus ancienne, tandis que d’autres le rattachent plutôt à la période médiévale. Il constitue dans tous les cas une halte facile à intégrer à une promenade dans l’ouest du centre.

Entrer dans le cloître de Sant Domingo

Le couvent de Sant Domingo, construit par les Dominicains entre 1558 et 1616, fait partie des grands ensembles patrimoniaux de Pollença.

Son cloître à quatre galeries constitue la partie la plus remarquable du site. Depuis 1962, il accueille également le Festival de Pollença durant l’été. Dans l’église, vous trouverez dix chapelles latérales et un imposant retable réalisé par Joan Antoni Oms au XVIIe siècle.

Visiter le Musée de Pollença

Installé dans l’ancien ensemble dominicain, le Musée de Pollença permet de découvrir une facette différente de la ville, liée à son importante tradition picturale.

Ses collections se sont développées autour du Salon Estival de Peinture puis du Concours international des arts plastiques. Le musée réunit aujourd’hui art contemporain, retables gothiques, pièces archéologiques et collections particulières.

Si vous appréciez la peinture ou souhaitez prolonger la visite au-delà des monuments religieux, prévoyez un passage à l’intérieur.

Faire une pause dans les jardins Joan March

À proximité immédiate de Sant Domingo, les Jardins Joan March offrent une petite parenthèse végétale. Plusieurs espèces typiques de Majorque y sont présentées.

Vous y verrez également la Torre Desbrull, une tour gothique médiévale, ainsi qu’une statue de Joan Mas, figure étroitement associée à la défense de la ville en 1550.

Monter au Puig de Maria pour voir Pollença d’en haut

Si vous souhaitez marcher sans prendre la voiture, le Puig de Maria constitue une très belle sortie directement accessible depuis Pollença. Son sommet atteint environ 330 mètres d’altitude.

L’itinéraire aller-retour mesure environ 4,3 km, pour quelque 287 mètres de dénivelé cumulé et environ 1 h 30 de marche. La distance reste courte, mais la pente devient soutenue par endroits. Au sommet, vous atteignez le sanctuaire fondé au XIVe siècle et l’ancien ensemble monastique.

La vue porte largement au-delà du village : baie de Pollença, baie d’Alcúdia, Serra de Tramuntana et zone humide de l’Albufereta apparaissent dans le paysage. Pour une courte randonnée depuis le centre, c’est l’option que je privilégierais.

Découvrir Pollença un dimanche matin

Le marché de Pollença se déroule chaque dimanche de 8 h à 13 h 30, principalement autour de la Plaça Major et de Ca les Monnares.

Avec environ 300 points de vente annoncés par l’office de tourisme, vous y trouverez notamment :

  • fruits, légumes et autres produits alimentaires ;
  • spécialités et produits majorquins ;
  • artisanat, vêtements et chaussures.

C’est un bon moment pour voir Pollença dans une ambiance très locale, même si le centre est naturellement plus fréquenté qu’en semaine.

Assister aux grandes fêtes de Pollença

La Patrona et les Moros i Cristians

La grande fête annuelle de Pollença se déroule autour du 2 août, jour de la Mare de Déu dels Àngels. Le temps fort est le Simulacre de Moros i Cristians, qui commémore les combats de 1550 contre les corsaires de Dragut.

Une partie de la ville participe à la reconstitution et les affrontements symboliques progressent à travers plusieurs rues. Les festivités incluent également des traditions majorquines comme les Cossiers, danse rituelle présente dans différentes communes de l’île.

Le Festival de Pollença

Depuis 1962, le cloître de Sant Domingo accueille durant l’été le Festival de Pollença.

Sa programmation est principalement tournée vers la musique classique. Le cadre du cloître donne à ces concerts une atmosphère très différente des événements organisés dans les stations littorales.

Que faire autour de Pollença ?

Le centre ancien n’est qu’une partie de la visite : la commune permet de passer très rapidement des montagnes au littoral.

  • Port de Pollença : promenez-vous sur les Passeig Anglada Camarasa et Passeig Voramar, observez les llaüts dans le port, profitez des plages de la baie ou prenez la direction de Formentor.
  • Cala de Sant Vicenç : découvrez Cala Barques, Cala Clara, Cala Molins et Cala Carbó, quatre criques dominées par les reliefs du Cavall Bernat.
  • Grottes de l’Alzinaret : explorez une nécropole préhistorique formée de sept cavités artificielles creusées vers 1600 av. J.-C.
  • Vall de Bóquer : partez depuis Port de Pollença pour une randonnée d’environ 5,5 km aller-retour jusqu’à Cala Bóquer.
  • Formentor : suivez la Ma-2210 jusqu’au Mirador Es Colomer, à la plage de Formentor et au phare situé à l’extrémité de la péninsule.
  • Alcúdia : rejoignez la ville voisine pour visiter les vestiges de Pollentia, la cité romaine à l’origine du nom de Pollença.

Passer quelques heures à Port de Pollença

Port de Pollença, souvent appelé « eu Moll » par les habitants, était encore au début du XXe siècle un modeste ensemble de maisons de pêcheurs. La station s’est largement développée avec le tourisme, mais son vieux port conserve quelques traces de cette identité maritime.

Une promenade permet facilement de relier les principaux secteurs du front de mer :

  • parcourir le Passeig Anglada Camarasa et le Passeig Voramar ;
  • observer les llaüts, petites embarcations traditionnelles majorquines ;
  • profiter des plages de la baie ;
  • prendre un bateau ou poursuivre vers Formentor ;
  • rejoindre le départ de la randonnée de la Vall de Bóquer.

Découvrir les criques de Cala de Sant Vicenç

Sur l’autre versant des montagnes se cache Cala de Sant Vicenç, un petit secteur côtier installé au pied des impressionnantes parois du Cavall Bernat.

Vous y trouverez quatre criques principales : Cala Barques, Cala Clara, Cala Molins et Cala Carbó. Depuis Cala Molins, le regard porte directement vers la longue muraille rocheuse du Cavall Bernat, dont certaines falaises atteignent environ 300 mètres.

Le paysage attire les artistes depuis longtemps. Joaquim Sorolla, Anglada Camarasa ou encore Tito Cittadini ont notamment fréquenté le secteur au début du XXe siècle.

Voir les grottes de l’Alzinaret

À proximité de Cala de Sant Vicenç, les grottes de l’Alzinaret permettent de remonter beaucoup plus loin dans le passé de Majorque.

Cette nécropole de l’âge du Bronze compte sept grottes funéraires artificielles conservées, datées d’environ 1600 av. J.-C. Leur accès est indiqué comme libre par l’office de tourisme.

Marcher dans la Vall de Bóquer jusqu’à Cala Bóquer

Depuis Port de Pollença, le sentier de la Vall de Bóquer s’enfonce entre les reliefs avant d’atteindre une petite crique rocheuse ouverte sur la Méditerranée.

L’itinéraire officiel représente environ 5,5 km aller-retour, 174 mètres de dénivelé cumulé et environ 1 h 30 de marche. Le parcours est aussi réputé auprès des amateurs d’oiseaux, particulièrement durant les périodes de migration.

À l’arrivée, n’attendez pas une plage aménagée. Cala Bóquer est une crique sauvage et pierreuse, appréciée avant tout pour son isolement et son environnement montagneux.

Explorer la péninsule de Formentor

Depuis Pollença, Formentor mérite facilement une demi-journée, voire davantage. Cette longue péninsule forme l’extrémité nord de la Serra de Tramuntana et rassemble falaises calcaires, pinèdes, petites criques et panoramas maritimes.

La route Ma-2210 traverse le secteur depuis Port de Pollença jusqu’au phare. Le trajet fait déjà partie de la découverte, avec plusieurs arrêts possibles. Pour ma part, j’ai trouvé que la succession des points de vue faisait autant partie de la visite que le phare lui-même.

Admirer la vue depuis le Mirador Es Colomer

Le Mirador Es Colomer domine la Méditerranée à plus de 200 mètres au-dessus de la mer.

Depuis les différentes plateformes aménagées, vous apercevez l’îlot d’Es Colomer et les grandes parois rocheuses qui caractérisent cette partie de Majorque.

Monter vers la Torre d’Albercutx

À proximité du mirador, la Torre d’Albercutx domine le secteur depuis environ 380 mètres d’altitude.

Cette ancienne tour appartenait au réseau défensif développé autour de Majorque face aux raids maritimes entre la fin du XVIe et le début du XVIIe siècle.

Faire une pause sur la plage de Formentor

La plage de Formentor forme une longue bande de sable relativement étroite, bordée de pins et de chênes verts.

Elle s’intègre facilement dans une journée consacrée à la péninsule, notamment si vous souhaitez alterner les points de vue et la baignade.

Aller jusqu’au phare de Formentor

Au bout de la Ma-2210 se dresse le Far de Formentor, mis en service en 1863. Sa position à l’extrémité de la péninsule offre un décor minéral très différent du centre de Pollença.

Sur la route, plusieurs criques ponctuent également le littoral, parmi lesquelles Cala Figuera, Cala Murta et Cala en Gossalba. Des restrictions de circulation pouvant être appliquées durant la haute saison, pensez à vérifier les modalités d’accès avant de prendre la route.

Profiter du séjour pour visiter Alcúdia

À courte distance de Pollença, Alcúdia complète très bien la visite, notamment si vous souhaitez découvrir le passé antique du nord de Majorque.

C’est en effet près d’Alcúdia que se trouvent les vestiges de Pollentia, fondée après la conquête romaine de Majorque en 123 av. J.-C. Malgré la proximité des noms, c’est donc ici, et non sous l’actuelle Pollença, que vous trouverez le principal site archéologique romain du secteur.

Pollença aux portes de la Serra de Tramuntana

Les montagnes autour de Pollença ne valent pas seulement pour leurs panoramas. La Serra de Tramuntana est un paysage culturel façonné pendant des siècles par les activités humaines, notamment l’agriculture.

Terrasses cultivées, murs de pierre sèche, chemins anciens et systèmes de gestion de l’eau témoignent de cette adaptation progressive à un relief difficile. Les techniques hydrauliques héritées de la période musulmane ont notamment été associées à de nouvelles formes d’organisation rurale après la conquête chrétienne.

Cet ensemble est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2011. Le centre ancien de Pollença fait partie des secteurs pris en compte dans les dispositifs de protection de ce paysage culturel.

Charlie
Charlie